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Friday, December 26, 2014

looking for a new girlfriend - part 6

Est-ce que je t’ai raconté la fois quand elle a organisé un bal masqué et s’est déguisée en… Cayetana de Alba. Elle a commandé une robe similaire à celle portée par la duchesse à son premier mariage, mais couleur lilas. Elle m’a affublé d’une robe similaire et a invité tous mes collègues d’école et leurs parents, de petits bourgeois snobs. Impossible de développer autre chose que le goût de dépenser et de festoyer!


Pour ce qui était de ses goût dépensiers, j’étais le témoigne incapable de l’arrêter. Nos revenus et l’argent de poche que sa détestable mère, qualificatif approprié dans sa vision, lui offrait généreusement y passait. Les penderies craquaient sous le poids des fringues, mais tous les matins ma douce était en proie à des crises d’anxiété parce qu’elle n’avait rien à se mettre sur le dos. Chaque matin, je la voyais essayer d’innombrables jupes et chemisiers, robes, pantalons. Après une heure, voire deux dans les pires journées, la fatigue la gagnait et elle consentait à mettre sa tenue d’hier ou presque. 

Thursday, November 27, 2014

looking for a new girfriend - part 5

Après son retour, si vous voulez mon avis, aussi inexplicable que sa disparition, elle m’a raconté avec moult détails ses relations avec les parents. Tous les soirs, elle parlait et je l’écoutais en sirotant mon vin. J’aurais pu devenir alcoolique, tant j’ai bu pour noyer son flot de paroles.


Te rends-tu compte, j’ai grandi sous l’emprise d’un père âgé et sévère qui ne me regardait pas, car il aurait voulu avoir un garçon pour passer le flambeau de l’entreprise familiale. Il ne m’a pas jugé digne ou capable de poursuivre la mise en conserve des petits pois et des carottes. Je suis rendue carnivore à cause de cette entreprise familiale transmise de père en fils. Non, mais imagine un peu, comme si les filles de ma famille étaient atteintes d’un lourd handicap mental. Mon père, ce salaud qui n’a cru en moi, tandis que ma Barbie de mère était toujours au coiffeur ou courrait les boutiques pour les dernières fringues. C’est elle qui m’a donné le goût de dépenser comme une folle. Je n’y peux rien!