Showing posts with label Thaïlande. Show all posts
Showing posts with label Thaïlande. Show all posts

Monday, November 24, 2014

looking for a new girlfriend - part 4

Une semaine plus tard, elle était de retour. Elle avait eu besoin d’une pause, de se retrouver seule sur une plage, dans le sud de la Thaïlande. 


J’ai fait tout un travail d’assimilation de notre vie de couple, m’a-t-elle expliqué. J’avais besoin de m’approprier cette nouvelle situation que notre vie de couple représente, de décoder mes émotions, d’accepter que ma vie sera à jamais transformée.


Je la regardais incapable de prononcer une parole. 

Mais bon sang, au moins, tu aurais pu m’avertir, j’ai téléphoné à tes amies, à ta mère, je m’apprêtais à annoncer ta disparition à la police, j’ai articulé à un moment donné.

J’avais besoin de réfléchir à ce qui m’arrive, à ce que nous arrive, a-t-elle continué, comme si je n’avais rien dit. Mais que nous arrive-t-il? Depuis des millénaires, les gens sont tombés en amour et ont emménagé ensemble. Il n’y a rien de compliqué, c’est naturel. Non, pas pour moi, et elle a continué sa cure psychanalytique en reconstruisant son passé et en le mettant en relation avec le présent. 

J’aurais dû fuir, je sais, mais je ne l’ai pas fait. Je lui ai prêté une oreille distraite, j’ai enregistré certains détails liés à la liste de ses relations difficiles, les geignements à l’adresse de ses parents qui n’avaient pas su ni voulu contribuer à son épanouissement.

Wednesday, April 21, 2010

l'histoire du jour

Affamée comme une louve juste sortie de l’hiver, peu après 10 heures du matin, je descends en courant et je me dirige vers le petit restaurant thaï, Taïphon. Comme l’endroit était encore fermé, je regardais déçue le programme, quand le Chef m’a vue et s’est précipité pour déverrouiller la porte. Je lui explique que je suis affamée, mais que je comprends qu’il n’a pas ouvert encore. « No problem, I could prepare something for you, but I have no rice. » « I need something to eat. » Il me dit le nom du plat qu’il allait me concocter (que j’ai oublié sur le coup) et se met au travail, tout en s’excusant que l’opération prendra 5 minutes. Il m’offre une chaise et commence la magie. Silencieuse, je le regarde s’affairer autour des casseroles : mouvements précis, économie de gestes. Je cesse de le regarder, je tombe dans ma boîte à rêves. Cinq minutes plus tard, il met le plat préparé dans une boîte, ajoute une fourchette et une serviette, pose tout dans un sac, me le tend, me dit le prix. Efficace, avec un vague soupçon de sourire.
Je paie, je quitte.

Retournée au bureau, je mange. Il ne me reste qu’à prendre l’avion vers Thaïlande, la bouffe vaut la chandelle!